Les Criquets migrateurs sont depuis longtemps craints et détestés en raison des ravages qu’ils causent aux cultures. Des scientifiques ont découvert que le surpeuplement est le déclencheur des modifications physiologiques et comportementales qui mènent à leurs migrations massives.
Il existe deux formes de criquets :
- Forme solitaire : Dans les populations dispersées, les criquets sont pâles, ont des ailes plus courtes et ne migrent pas.
- Forme migratrice : Lorsque la densité de population augmente, des criquets plus foncés avec des ailes plus longues apparaissent. Ces individus sont agités, affamés, sociaux, ont une température corporelle plus élevée et produisent plus de jeunes.
Lorsque la forme migratrice devient majoritaire, les criquets forment des essaims de milliards d’individus qui migrent sur d’énormes distances. Ils possèdent d’importantes réserves de graisse et se nourrissent peu pendant le trajet, mais une fois arrivés dans une nouvelle région, ils sont insatiables et dévorent la végétation jusqu’à la racine. On observe souvent une migration de retour, où une génération se déplace dans une direction (par exemple, vers l’ouest) et la suivante dans la direction opposée (vers l’est). Chaque continent, à l’exception des régions polaires, abrite au moins une espèce de criquet migrateur.